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L’obsession des chaussures 8 janvier 2008

Posted by Claudia in Divers, Réflexions.
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Ce matin, petit café aromatisé à la vanille et portable en main, je naviguais on tha web pour m’informer un peu sur le monde et terminais ma route sur quelques blogs que je n’avais pas visité encore. Et là… là… je tombe sur un article d’une fille qui dit avoir succombé encore à la tentation: s’acheter des chaussures. Elle est maintenant à un compte d’une trentaire de paires (bottes, petits souliers class’, etc.) et elle se donnne une limite de 10 autres paires pour l’année 2008. Ce qui équivaut a environ une paire de soulier par mois. J’étais déjà très estomaquée face à cette déduction et je m’empresse de lire les commentaires : une femme dit avoir succombé dernièrement aussi en achetant une paire de bottes à 390 euros ce qui équivaut environ à 573,20$CAN.

Avec 573,20$ tu peux :

  • Faire au moins un mois et demi d’épicerie pour toi tout seul;
  • T’acheter une bouette mobile;
  • Te procurer une tour d’ordinateur qui a de l’allure;
  • Payer un -voire peut-être deux- mois d’appartement/studio;
  • Te payer un billet d’avion pour aller dans le Sud (si tu le magasine bien)

ou encore

  • Aller au cinéma à chaque semaine pendant un an.
Le montant équivaut à plus ou moins 75 heures de travail au salaire minimum (avec impot enlevé et toutes les autres pseudo cochonneries qu’on t’enlève de ta paie). Et dans un mois, la paire de bottes à 390 Euros se retrouvera dans le fond de son garde-robe et sera remplacée par une autre probablement à un prix similaire payé par sa carte de crédit : c’est pathétique.
.
Selon Mediadico: > pathétique (adjectif) Qui touche, qui émeut.
Selon Antidote: > pathétique (adjectif) Qui cause une vive émotion douloureuse.
Selon Moi : > pathétique (adjectif) Qui désole, qui est triste.

Commentaires»

1. renartleveille - 8 janvier 2008

Pathétique (selon moi) : sentiment de dépit relativement à la démesure et l’absurdité de certains comportements humains.

Concernant l’histoire que tu nous racontes, il y a certes démesure, mais parfois payer cher un item est une bonne chose, surtout dans le cas où la qualité est au rendez-vous et que ça permet de ne pas racheter ce même item à répétition parce qu’il tombe en décrépitude…

Aussi, il est clair que les gens qui se comportent de la sorte sont assez, disons, influençable, et qu’ils appuient leur amour-propre sur des futilités colportées à répétition dans certaines sphères médiatiques et publicitaires. Je sais bien qu’il n’y a rien d’inédit dans ce que je viens d’écrire, mais ça fait du bien, surtout quand je sais que ça pourrait faire sauter une coche à quelques amants du statu quo capitaliste. Je place des bombes…

2. Claudia - 8 janvier 2008

« Concernant l’histoire que tu nous racontes, il y a certes démesure, mais parfois payer cher un item est une bonne chose, surtout dans le cas où la qualité est au rendez-vous et que ça permet de ne pas racheter ce même item à répétition parce qu’il tombe en décrépitude… »

Dans ce cas, je suis pleinement d’accord avec toi: Il m’est arrivé d’acheter des chaussures à 200$, je les ai encore et je les porte souvent. Ces chaussures je les ai acheté car elles sont spécialement faites pour ceux qui marchent beaucoup ou se tiennent sur place longtemps. Je les utilisais toujours pour le travail. Et le soir, ca m’aidait pour ne pas avoir les chevilles en compotte et de devoir m’étendre/m’asseoir en arrivant. Mais dans le cas de dépenses obsessionnelles et non essentielles, je trouve le tout pathétique. Acheter pour acheter. =[ S’ils étaient riche comme Crésus: Ok… mais encore. On oublie de plus en plus l’essentiel et on s’adonne davantage aux achats de luxes égoïstes… En tout cas, c’est dommage, je trouve.

3. noisettesociale - 8 janvier 2008

Maudite société de surconsommation à marde. Y’en a vraiment qui exagèrent.

Je suis pas de bonne humeur aujourd’hui et c’est tout ce que j’avais à dire sur le sujet ;)

4. heinquoi - 9 janvier 2008

Peux pas m’empêcher de faire un lien avec la femme de Jean-Guy hier dans Les Lavigeur : “Y’en a qui mettent une clôture autour de leur maison pour pas que leur misère sorte, d’autre c’est pour pas que la misère entre”…