Britain’s got talent 6 mai 2008
Posted by Claudia in Bulle d'air, Divers, Divertissement, Je-me-moi.Tags: Britain's got talent, George Sampson, Michael Jackson, Nachna Onda Nei, Signature, Suleman Mizra, Tigerstyle, youtube
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Je n’écoute jamais (ou presque) la télévision. Mais je passe un temps incalculable sur Youtube lorsque je veux me divertir. Ce soir, à défaut de ne pas pouvoir passer la soirée avec un copino de ma région, j’ai passé le temps à regarder des vidéos de Britain’s got talent de cette année. Et je suis tombée sur ce vidéo que j’ai simplement A-D-O-R-É :
Et une mention spéciale à George Sampson pour sa persévérance et son excellent talent de danseur :
Mon début d’histoire d’amour avec l’école 6 mai 2008
Posted by Claudia in Culture et mode de vie québécois, Divers, Je-me-moi, Montée de lait, Réflexions.4 comments
Vous dire que je l’ai toujours aimé, je vous mentirais! À cinq ans, j’angoissais à chaque fois que je quittais le nid familial pour m’envoler vers l’école. Je voyais l’autobus au loin et je commençais à pleurer comme une dingue comme si mes parents m’abandonnaient, me forcaient d’aller à cet endroit qui me traumatisait. Des fois, je tentais de me cacher près de la maison pour que l’autobus m’oublie miraculeusement et passe tout droit… mais non, ça l’a jamais arrivé. Il était là, le chauffeur klaxonnait parce que je n’étais pas devant la maison comme prévu. Ma mère sortait - elle avait maintenant l’habitude, savez! - et venait me chercher dans ma cachette. Je comprenais jamais pourquoi elle me trouvait aussi rapidement. En tout cas, après 2-3 minutes de consolation et de réconfort, plusieurs autres minutes de patience pour le chauffeur, j’embarquais dans le bus. C’était comme ça, très trop souvent.
J’avais peur de ma professeure car elle ne m’aimait pas; pas facile pour un boud’chou de la classe de maternelle!
À chaque jour ou presque, je pleurais parce que j’avais mal. J’avais mal aux pieds, aux jambes, aux mains; j’étais fatiguée. Ma professeure me forcait à faire les activités à l’extérieur même si je lui disais que j’avais mal. Elle me disait toujours que j’étais une petite princesse gâtée et que c’était pour ça que je ne voulais jamais participer en m’inventant des raisons bidons et en pleurant tout le temps. Combien de fois elle a appelé chez mes parents pour se plaindre!…
Mais un jour, un vent différent arrive.
Une belle journée d’hiver, moi et mes compagnons de classe avions une sortie : une randonné en raquette sur le bord du Lac Saint-Jean. Rien d’extravagant, une distance d’un peu moins d’un kilomètre pour se rendre sur une mini-île avec plusieurs arbres pour se faire un petit feu et manger des guimauves. Bref, j’enfile mes raquettes et je suis les autres. Mais tout au long du chemin, j’ai un mal intense qui s’installe dans mes chevilles et j’ai de la difficulté à suivre les autres. Une fois sur l’île, j’éclate en sanglot. Ma professeur, folle de rage me prend le bras et informe le deuxième responsable qu’elle va revenir d’ici 15-20 minutes. Tout le long du trajet, elle m’engueulait comme du poisson pourri. Plus qu’elle m’engueulait, plus que je pleurais, ‘videmment. Une fois à l’école, elle appelle ma mère et m’envoie chez moi en taxi (en prenant soin de laisser ma mère payer le taxi, tsé). Ma mère trouvait maintenant que ça l’avait dépassé les bornes; il fallait trouver ce qu’il me faisait pleurer comme ça.
On a rencontré plusieurs médecins!… Pour qu’ils disent tous à ma mère que j’étais effectivement un enfant gâté (ce qui n’était VRAIMENT pas le cas) et que je pleurais pour rien, m’inventaient des maux. Bref, ils confirmaient tous les dires de ma professeure. Jusqu’au jour qu’on en rencontre un qui se doutait de quelque chose. Il nous réfère donc à un pédiatre d’Alma, Dany Harvey.
Après quelques rencontres avec ce sympathique monsieur Harvey, on me transfère au CHUL de Québec pour une rencontre avec une rhumatologue. On a cru peut-être m’avoir diagnostiquer une maladie d’arthrite juvénile. Ce qui a été confirmé une fois ma visite au CHUL. D’abord, ça été un choc pour pas mal tout le monde: d’abord, mes parents. Par la suite, ma professeure qui a été obligé de s’excuser et qui est devenue miraculeusement gentille avec moi; j’étais même son chouchou à la fin de l’année scolaire.

C’est à ce moment que j’ai pu apprécier pleinement l’école; lorsqu’on a appris simplement que je n’étais pas celle qu’on croyait que j’étais. Des fois, je me dis que je suis chanceuse d’avoir une mère qui a su ne pas perdre patience et espoir. Elle a toujours su tenir son bout; même jusqu’à la fin de mon histoire d’horreur avec la fameuse rhumatologue qui mérite aussi un long article à elle seule. En tout cas, suite à des démarches d’adaptation et quelques précisions sur mon état avec l’école, tout a été pour le mieux. J’ai pu étudier en paix, développer ma curiosité pour la différence et apaiser davantage ma soif de connaissances qui est toujours présente aujourd’hui.
Des fois, j’ai un peu de peine pour ces enfants qui n’aient pas la chance d’apprécier les institutions scolaires pour diverses raisons. À chaque fois que je parle de mes études à mon frère, quand il s’en informe, ça me met mal à l’aise un brin : mon frère est parmi ceux qui n’ont pas grandi dans une belle atmosphère scolaire. Lui, il était toujours celui qui se faisait chicaner parce qu’il avait une petite tendance hyperactive et manquait beaucoup de concentration en classe.
Il était toujours traité comme un moins que rien, un jeune garçon sans avenir. Je trouve ça triste car je connais la valeur qu’il a dont aucun professeur ou presque a su lui trouver. Mon frère a eu 19 ans dernièrement. Il possède un secondaire deux et n’est toujours pas motivé de retourner sur les bancs d’école (et je le comprend un peu, disons). Oh, il a essayé d’aller «aux adultes», mais il a toujours trouvé ça aussi plate. J’aimerais tellement ça qu’il découvre sa passion qui pourrait l’aider à se motiver d’aller jusqu’au bout. J’ai hâte au jour où il n’aura plus l’impression d’être un pauvre loser en se comparant aux autres. J’ai hâte au jour où il trouvera sa passion qui le fera vivre joyeusement. Haaaa…. Maudite affaire… *soupir*
P.S. En passant, la petite blonde sur la photo en haut de l’article, c’est mon moi-même à l’âge de 5 ans ;D
L’origine du perçage d’oreilles 4 mai 2008
Posted by Claudia in Anthropologie, Culture et mode de vie québécois, Divers, Parenté et organisation sociale, Réflexions, Santé, Sémiotique de la culture.Tags: Amérique Latine, baptême, chrétien, commère, compère, compérage, Europe, France, Italie, marraine, Moyen-Âge, oreilles, parrain, parrainage, perçage, perçage d'oreilles, pirates, rite, rite de passage, rituel, séduction, sexualité
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Dans les pays occidentaux dans les sociétés chrétiennes, on pratiquait ce qu’on appele le compérage. Je dois préciser d’abord que j’emploie l’imparfait pour conjuguer le verbe pratiquer car le compérage avait un côté beaucoup plus ritualisé (c.a.d. s’accompagnait de rites) avant la fin du Moyen-Âge et se pratique de moins en moins de cette forme de nos jours. Quoiqu’on peut retrouver encore le compérage ritualisé en Amérique Latine, l’Europe méridionale ou encore, l’Italie.
Mais, qu’est-ce que le compérage? Le compérage, c’est le lien entre les parents d’un enfant et son parrain/marraine. Donc, supposons que vous choisissez un parrain et une marraine pour votre enfant, ils deviendront votre compère et votre commère. Vous le devinerez, le choix de parrains était essentiel lors du baptême de l’enfant; mais, il n’y avait pas seulement lorsque l’enfant était baptisé que l’on pouvait lui attribuer des parrains et des marraines. D’autres moments bien précis de sa vie pouvaient être utiles pour se chercher des compères supplémentaires parce que ce lien de compérage amène une certaine obligation d’assistance mutuelle, de solidarité vis-à-vis tous les individus impliqués dans cette relation. Alors, ce genre de relation était, bien entendu, très recherché. De ce fait, la première coupe d’ongles ou de cheveux pour les jeunes garçons était une bonne occasion; et le perçage d’oreilles chez les jeunes filles également.

Le perçage d’oreille chez la fillette se faisait aux alentours de ses 2 ans (En France et en Italie, on le faisait entre 3 à 7 ans) et était accompagné d’une petite fête pour cette occasion. La boucle d’oreille fait référence à deux registres de la féminité : la séduction et la physiologie féminine (les oreilles particulièrement courbés et le bijou qui donnait de l’ampleur à ces courbes, j’imagine!). On considérait le perçage d’oreille comme une épreuve initiative par lequel la fillette devait obligatoirement passer. Et c’était la commère d’oreilles, une marraine spéciale, qui effectuait le perçage. Bref, cette pratique était un rite de passage où on lui confirmait son identité sexuelle [ cr0vax a presque vu juste! ; ) ]. Au fils des ans, on changeait les boucles d’oreilles et les gens pouvaient savoir l’âge approximatif de la jeune fille selon la sorte de bijou qu’elle portait. Apparemment que le perçage d’oreilles permettrait d’avoir une vision perçante. Est-ce la raison pour laquelle les pirates se perçaient une ou les deux oreilles: pour voir encore plus loin à l’horizon?…
Source : FINE, AGNÈS, 1995, «La parenté spirituelle, lieu et modèle de la bonne distance» : 51-81, in F. Héritier-Augé et E. Copet-Rougier (dir), La parenté spirituelle : textes rassemblés et présentés. Paris/Bâle : Éditions des archives contemporaines.
*snif snif* Hey, ça sent les vacances! 2 mai 2008
Posted by Claudia in Anthropologie, Culture et mode de vie québécois, Je-me-moi, Réflexions.5 comments
Oh que oui! Et je suis tellement joyeuse! Depuis midi, officiellement, je suis en vacances. En plus, j’ai même décidé de changer décor pour le blog; parce que je vais vous dire bien franchement…
je m’y habituais pas et il était vraiment nul (à noter que je veux pas offenser personne! *insérer ici un long discours sur «tous les goûts sont dans la nature»). J’aime bien le petit côté neutre et bleuté; c’est plus doux à l’oeil, disons.
Bref! Là, je suis pluggé sur une radio sur Winamp. ‘Savez, du bon REGGAE pour faire été! Je me suis changée en habit d’été aussi!… Ben… Tsé, petite camisole et des capris super confo! Et tout de suite après ce message, je m’en vais me faire un smootie à la framboise et banane pis je vais m’étendre dehors au soleil à l’abri du vent.
Ha, puis, est-ce que j’ai manqué beaucoup de choses sur la blogosphère pendant que j’étais partie?… ;(
P.S. Dès que mes notes entrent, je vous partager mes travaux de fin de session: un sur les interprétations des rêves; et un autre sur les nouvelles technologies de reproductions (Allo, Thomas Beatie!).
P.S.2. Ah, et j’ai découvert quelque chose dernièrement que j’ignorais totalement. Juste pour le fun, ET SANS TRICHER AVEC VOTRE AMI GOOGLE : Savez-vous d’où vient la «manie» de faire perçer les oreilles des jeunes filles dès leur tout jeune âge, dans la plupart des pays occidentaux?…
Lentement, mais surement! 25 avril 2008
Posted by Claudia in Bulle d'air, Divers, Je-me-moi.2 comments
Ça achève, gang!
…
Ma session, là!
En théorie, la semaine prochaine, je devrais TOTALEMENT tomber en vacances et rejoindre mes copinos sur la Rive Sud de Montréal. J’y pense, et… j’ai tellement hâte. Puis, merci de vos petites e-tappes dans le dos en guise d’encouragement et vos offres d’aide. C’est bien apprécié!
Sur ce, je dois retourner étudier, donc… À la prochaine !
Et prenez soin de vous, bande de coquins!


